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  Mercredi 8 octobre 2008


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réactions de nos lecteurs  

La réelle fonction du père (juin 2006)
(Réactions de nos lecteurs)

Le guide infaillible pour aboutir au divorce (mai 2006)
(Réactions de nos lecteurs)

L'échangisme. (décembre 2005)
Réaction au jugement de la Cour suprême du Canada sur la légalité des Clubs échangistes
(Réactions de nos lecteurs)

La réussite scolaire selon le sexe, catalyseur des discours masculinistes. (Septembre 2001)
Réponse à Pierrette Bouchard, Isabelle Boily et Marie-Claude Proulx.
(Réactions de nos lecteurs)


Note au lecteur : Vous voulez réagir? Vous avez des commentaires à nous faire parvenir ? Vous êtes en accord ou en désaccord avec nos propos, voici notre adresse de courriel : reactions@optionsante.com


Réactions de nos lecteurs à :
La réussite scolaire selon le sexe, catalyseur des discours masculinistes. (Septembre 2001)
Réponse à Pierrette Bouchard, Isabelle Boily et Marie-Claude Proulx.


Monsieur Dallaire,

Je tiens à vous féliciter pour votre brillante réplique au rapport de Pierrette Bouchard et compagnie. Il est grand temps que l'homme québécois monte aux barricades afin de dénoncer les études de supposées expertes qui ne font qu'envenimer les relations hommes-femmes dans notre petite société. Cette minorité de féministes influentes et grassement payées avec l'argent des citoyens, commence à nous taper royalement sur les nerfs. L'État doit cesser de gaspiller l'argent des contribuables et mettre un terme au financement d'études bidon aux conclusions biaisées. Bravo encore une fois pour vos propos d'une logique implacable!

Jean-Pierre Gagnon, pédagogue


Bonjour monsieur Dallaire,

Votre écrit est tout simplement superbe. J'ai écrit personnellement pour me plaindre au Ministère sur la pertinence de financer un tel torchon. Je les ai sommé de retirer cette abomination en invoquant la discrimination sexuelle.

En attendant, je vous fais part de mon commentaire suite au vôtre sur Netfemmes également. Je m'attends à une salve bien sûr !!!

Félicitations, pertinence et prouesse intellectuelle digne de mention.

Masculinement vôtre,

Denis Beaudin, Chicoutimi
Bonjour M. Dallaire,

Je tiens seulement à vous mentionner que j'ai trouvé votre commentaire en réaction au rapport de Pierrette Bouchard, Isabelle Boily et Marie-Claude Proulx : La réussite scolaire selon le sexe : catalyseur des discours masculinistes d'une incroyable justesse.

J'ai approuvé vos dires sur toute la ligne.

Bravo et vivement qu'un nombre considérable d'hommes et de femmes puissent également vous lire.

Annie Lavigne
Cher Yvon Dallaire

J'ai lu avec beaucoup d'attention votre " Réponse à Pierrette Bouchard, Isabelle Boily et Marie-Claude Proulx ". Je vous remercie de vous être donné la peine de la rédiger. J'appuie votre position sans réserve. Je la présenterai à ma prochaine rencontre de " Philo sans fumée ".

J'ai visité la page : La réussite scolaire comparée selon le sexe : catalyseur des discours masculinistes : http://www.swc-cfc.gc.ca/

N'est-il pas contradictoire que le Canada, se voulant constitutionnellement contre toute discrimination, présente des politiques de " Condition féminine " sans tenir compte que la "Condition masculine" existe et a aussi ses besoins particuliers ? Je ne me lasserai jamais de m'étonner de voir comment on peut donner la forme d'une présentation scientifique à la publication d'une croyance, d'une foi ou d'un même (voir ci-dessous) qui, dans certains milieux a gagné en popularité. La foi est si populaire et déguise si souvent le discours scientifique. Les procès de l'Inquisition était dressés avec non moins de rigueur "rationnelle" Seulement, c'étaient les prémisses qui étaient fausses. Schopenhauer, dans son petit recueil "L'art d'avoir toujours raison", avait habilement démontré que toute position peut trouver un appui convainquant si l'on use de l'un ou l'autre des 38 stratagèmes qu'il analyse. Votre "Réponse" contribue brillamment à mettre en évidence l'asymétrie du discours féministe guerrier qui prétend à l'égalitarisme.

Mais dans le ressac dont vous parlez, il y a peut-être un nouvel effet qui se prépare. J'ai dans mes connaissances des couples qui m'ont confié comment, aujourd'hui, il devient de plus en plus difficile d'élever des filles. Si les garçons s'écrasent avec le Ritalin© et le suicide, les filles vont-elles prendre la position agressive qui était jadis encouragée chez les garçons ? Bien sûr, les féministes radicales qui ont enfanté des garçons se sont modérées. Mais seront-elles combattues par leurs propres filles. Pour moi, le genre est un leurre qui aveugle tous ceux qui sont obnubilés par le sexe. On peut aussi se laisser aveugler par le point de vue que tout est affaire de lutte de pouvoir. Je préfère cependant votre position humaniste qui invite chacun à prendre une place raisonnable auprès des autres en collaboration.

Je vous invite à re-visiter ma page Féminisme-Masculisme : http://www.philo5.com/

Je vous recommande plus spécialement :

L'imbécillité n'a pas de parti http://www.philo5.com/

Les petites féministes : http://www.philo5.com/

La violence faite aux hommes : http://www.philo5.com/

Nouveau genre humain : http://www.philo5.com

www-agressionsexuelles-com : http://www.philo5.com

Vous trouverez dans ces cinq textes, exprimé à ma façon, l'appui que je porte à notre cause à tous, autant hommes que femmes.

Amicales salutations

Francois Brooks
www.philo5.com
M. Brooks,

Venant de votre part, vos commentaires me réjouissent davantage. J'ai hésité avant d'écrire et de publier ce texte... Votre réaction, et plusieurs autres, me confirment que j'ai bien fait.

Qu'appelez-vous un même ?

Puis-je ajouter votre commentaire à la suite de mon texte et des autres commentaires que j'ai reçus ?

Yvon Dallaire
Cher Yvon Dallaire

Bien sûr! Vous pouvez ajouter mon commentaire à la suite de votre texte et je serai flatté que mon nom figure à côté du vôtre.

Le mème ("meme" en anglais) est une notion nouvelle en philo introduite par R. Dawkins en 1976. Elle désigne une idée qui est considérée comme autonome et qui se sert des humains pour se reproduire à la manière d'un virus, qu'il soit biologique ou informatique. Tout comme Skinner considérait l'environnement comme le principal responsable du comportement humain, Dawkins explique, s'appuyant sur le darwinisme, que les mèmes ont davantage d'influence sur nos comportements et nos pensées que le libre arbitre. Vous pourrez trouver davantage d'explication sur le site de La société francophone de mémétique au : http://www.memetique.org/ . Je vous ferai parvenir l'invitation pour " Philo sans fumée " du mois prochain qui consacrera la rencontre à ce sujet. En attendant, j'inclus dans cet envoi le texte de Susan Blackmore. Accordez-y votre attention, dans les mois à venir, je pense qu'on va beaucoup en entendre parler. Cette notion, d'après-moi, gagnera en popularité parce qu'elle légitimera l'irresponsabilité générale qui semble vouloir s'emparer des masses. Elle sera un outil précieux qui aidera à préciser le rôle du libre-arbitre dans nos comportements.

Pour revenir au sujet qui nous occupe, j'aimerais attirer votre attention sur la réponse que j'avais faite à la parution de la conférence de madame Lise Payette du 8 mars 1996 Les chemins de l'égalité publié chez Fides :

"Le féminisme de la haine " publié sur philo5.com : http://www.philo5.com/

Quand j'ai lu votre Réponse à Pierrette Bouchard, Isabelle Boily et Marie-Claude Proulx, je me suis tout à fait reconnu dans votre démarche.

Francois Brooks
www.philo5.com
M. Dallaire,

Bravo pour vos commentaires et réactions à ce rapport aussi biaisé que volumineux. Il est vraiment déplorable de constater quelle énergie et somme d'argent peuvent être investies (ou dépensées) pour diviser et démolir plutôt que rapprocher et construire. Mais la nature humaine a du bon et du moins bon, peu importe le sexe...

Vos commentaires et réactions vont dans le sens constructif et d'équilibre et je vous trouve bien "réservé" face à bien des propos de cette recherche qui, je l'espère, sera décriée par la gente féminine "saine et équilibré", car les réactions masculines seront sûrement "étiquetées" par les auteures de ce rapport comme étant du genre: "on sait bien ce sont des hommes..."

Étant moi-même un spécialiste de l'orientation ayant oeuvré pendant plus de 25 ans dans quelques polyvalentes du Québec, je souscris entièrement à vos propos et réactions face à ce rapport pour le moins tendancieux et "réducteur".

De toute façon, partout, dans tous les domaines, il y a des gens (hommes et femmes) équilibrés qui sont en mesure "de faire la part des choses" et qui se doivent d'oeuvrer pour une plus grande équité entre les sexes...

Et finalement, comme on dit très souvent :"Félicitations pour votre beau programme" et surtout continuez votre bon travail...

André Paquette,
CISEP
Ste-Agathe des Monts
courriel: paquette@intlaurentides.qc.ca
Bonjour Yvon,

D'emblée, bravo pour ton texte ! Il est heureux qu'un homme de ta qualité et ayant un certain recul sur la question s'implique comme tu l'as fait encore une fois. Le grand public berné depuis longtemps a besoin de cette critique posée pour retrouver les germes du bon sens.

Mais, j'aurais presque envie de te dire ce que tu m'as déjà dit : la résolution de ce genre de conflits de couple n'est pas possible. Tristement, je crois que ces personnes ne sont pas de bonne foi, obnubilées par leur prétendue vérité et l'aspect pécuniaire que leur procure leur démagogie. C'est le philosophe canadien, mari de la gouverneure générale, John Saul qui écrivait dans 'Les bâtards de Voltaire' : " la seule façon de rester libre pour un homme en Occident est de rejeter le héros sur les autres ". On retrouve chez elles, comme chez tous les M. Dufresne de la terre, cet aveuglement maladif et paranoïde du héros qui veut pourfendre tout ce qui lui résiste, prisonnier de son obsessif élan. Le malheur, c'est le cul-de-sac dans lequel elles amènent le féminisme et ce qui est surtout malheureux, c'est la pollution de l'air social que l'on respire à cause de ce qu'elles entretiennent.

Ce sont des sophistes comme tu leur dis, des petites gens à mon avis, dont la capacité de penser se résume à l'assurance que leur procure leurs diplômes et qui produit ce complexe de femmes savantes. J'irais jusqu'à dire que leur manque de discernement et leurs mobiles sont très certainement personnels et un produit de leur santé mentale. Leur logique circulaire, généralisante et sentencieuse nous conduit tout droit à l'intolérance et à la répression. Et je les entends la souhaiter cette répression à lire les fabulations statistiques de ces personnes qui par leur volonté de puissance et la tentation totalitaire les gonflent sciemment à l'hélium de leur imaginaire borné et malade.

Alain Lesage
Humaniste et militant de la condition paternelle
Monsieur Dallaire,

J'ai lu avec grand intérêt votre commentaire au sujet du rapport de Bouchard, Boily et Proulx concernant la réussite scolaire.

BRAVO!! Je n'ai d'autre mot qui me vienne à l'esprit! Il est en effet grand temps que l'on cesse cette guerre des sexes incessante et que l'on apprenne, comme le mentionne Albert Jacquard, à voir autrui comme une "source" plutôt qu'un "compétiteur" et ce... peu importe son sexe!! (c'est moi qui souligne).

Je me suis mariée il y a près de 10 ans. Je n'avais alors que 21 ans. Pour moi et mon conjoint, l'apprentissage de la vie à deux, à travers les différences, nous a demandé (et nous demande encore) beaucoup d'ajustements. Autour de nous, les couples se défont. Et malheureusement, certaines femmes que nous connaissons ont hélas! porté de fausses accusations de violence conjugale ou d'abus sexuel à l'endroit de leur ex-conjoint pour des motifs peu reluisants...

Sans nier les difficultés vécues par certaines femmes, il est grand temps qu'on reconnaisse aussi celles qui sont le lot de certains hommes...

I.M., Québec
Wow ! Félicitations pour votre réplique, M. Dallaire!

Je suis touché par votre texte d'autant plus que je suis bénévole chez SAM (Suicide Action Montréal) et que je suis impliqué dans un conseil d'établissement scolaire.

Continuez à m'envoyer vos correspondances et j'ai bien hâte de vous revoir. Au fait, à quand votre prochaine conférence à Montréal ou sur la Rive-Sud

Au plaisir de vous revoir ou vous relire.

P.S. La fin était écoeurante, hehehehe : Avez-vous des fils!

Gérald Voghel MBA, Adm.A. VE2VOG
Adm. 1420 rue des Mouettes
Ste-Catherine, Québec, Canada J0L 1E0
Tel: (514)943-0540
Pager(514)837-3718
email gvoghel@chrtv.ca
email mobile gvoghel@e.pagenet.ca
Monsieur Dallaire,

Bonjour ! Mon nom est Mathieu Chevalier, je travaille pour le Centre pour Hommes de l'UQAM. Nous sommes à préparer la session d'automne : notre demande d'agrément, planifier nos activités et, bien sûr, monter une liste de contacts. Il y a un manque flagrant et désolant de ressources au Québec sur la condition masculine et tout ce qui touche l'homme en général, nous espérons remédier à la question sur le petit territoire uqamien. J'ai lu deux de vos ouvrages : Homme, et fier de l'être et La violence faite aux hommes. J'ai aussi lu avec beaucoup d'intérêt votre réaction au texte de Condition Féminine Canada. Je tiens à vous remercier et à vous féliciter pour votre travail sur la condition masculine. Par ailleurs, je m'intéresse beaucoup à la question de la violence conjugale. Sur le site d'Option Santé, j'ai vu qu'une conférence sur la Violence Conjugale allait se donner à l'Uqam en novembre. J'ai l'intention d'être présent, j'espère avoir l'opportunité de vous y avoir et de m'entretenir quelques minutes avec vous.

Merci,

(Voici ce que M. Chevalier a ajouter lorsque nous lui avons demandé l'autorisation de publier son commentaire)

Bien sûr que vous pouvez ajouter mon commentaire. Mais si vous voulez une opinion plus développée, la voici : Votre réaction est on ne peut plus pertinente. Il est déplorable de constater que certaines personnes semblent volontairement mettre des bâtons dans les roues à des organismes et des individus de bonne foi dont le but est d'améliorer la qualité de vie des hommes. Surtout lorsqu'on sait que cette dernière profiterait aux femmes par la même occasion. Comme vous l'avez si bien dit, nous sommes complémentaires, par conséquent nous y gagnerions à travailler main dans la main plutôt que de se lancer des couteaux de tous bords, tous côtés. La définition du concept d'égalité entre femmes et hommes ne semble pas être la même pour tout le monde. C'est dommage, déplorable et terriblement dé-constructif. Évidemment, les débats sont inévitables pour faire bouger les choses et les accrochages sont eux aussi, inévitables. Cependant, il est de mon avis que le destin des êtres humains ne peut s'améliorer qu'avec une bonne collaboration entre les deux sexes. Votre texte est un pas dans la bonne direction. Félicitations !

Mathieu Chevalier
Centre pour Hommes de l'UQAM
centrepourhommes@hotmail.com
Bonjour M. Dallaire,

Je viens de lire votre réponse au rapport de Mesdames Pierrette Bouchard, Isabelle Boily et Marie-Claude Proulx sur la réussite scolaire des filles. Bravo, c'est une pièce de collection ! Avez-vous pensé le faire parvenir aux grands quotidiens (Le Soleil, La Presse, Le Droit, etc.) ? Il mériterait d'y être publié dans son intégralité.

Je n'ai pas lu le rapport de ces dames dans son entier, mais un détail m'a fait sourire : parmi les auteurs qu'elles citent comme soutenant le discours masculiniste par leurs écrits réguliers dans les grands quotidiens canadiens (Vancouver Sun, Toronto Star, Toronto Sun, London Free Press, National Post, Le Droit, Le Devoir, La Presse, Le Soleil, l'Actualité), on y compte 20 femmes pour... 16 hommes ! Serait-ce que les femmes sont encore plus écoeurées que nous de ce délire dogmatique qu'est devenu le féminisme ?!

Cordialement,

Eric Coulombe
Bravo et encore bravo M. Dallaire

Qu'il est beau votre équilibre. J'ai fait sortir une copie que j'ai lue aux gars sur la job, durant la pause-café. J'ai été surpris de l'intérêt manifesté. Merci de nous aider.

André Tanguay, Contremaître en construction (industries lourdes)
Bravo! Belle analyse et belle réplique...

Évidemment, cela va vous valoir d'être classé parmi les mysogynes, mais qu'à cela ne tienne. Que vous réussisiez à en réveiller une serait déjà un apport considérable pour l'équilibre et l'équité.

J'ai éclaté de rire à la dernière ligne... votre post-sciptum...

Je vous invite à visiter mon site : http://pages.infinit.net/prag/

Merci ! Et beau travail encore!

Alain Roy alainroy@videotron.ca
M. Dallaire,

Haro!

Je suis tout à fait d'accord avec madame Bouchard. L'État devrait sanctionner tous ceux (et toutes celles) qui s'adonnent à la propagande haineuse. Au cachot les misogynes et les misandres. Tintin de la propagande haineuse. Fi au sexisme. L'égalité des sexes et tant pis pour ceux et celles que ça désavantage. Comme le demandait Vivian Barbot lors de sa conférence de presse du 27 mars dernier, il faut que l'État établisse la parité entre les groupes d'hommes et les groupes de femmes. En prison les mauvais payeurs de pension alimentaire, les parents décrocheurs, ceux qui s'adonnent à l'aliénation parentale et ceux qui cherchent à anéantir leur ex-conjoint. À l'index les organismes qui font la promotion du sexisme. En prison les conjointes violentes et les conjoints violents. Ainsi, nous obtiendrons l'égalité des sexes même en prison. Madame Bouchard, je suis de tout coeur avec vous. Je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez raison et que ceux qui ne sont pas d'accord m'attendent sous l'arbre. Nous vaincrons!

Yves Pageau
Cybermagazine Content d'être un gars
http://www.garscontent.com/index.html
BRAVO! BRAVO! BRAVO!

N'ayant pas la même facilité que toi pour faire de belles phrases afin d'exprimer ma pensée, j'ai trouvé que ce mot résume bien ce que je pense de ta réponse a cet article.

Ta soeur, Jeannine,
qui applaudit le beau travail que tu fais pour instaurer la paix entre hommes et femmes.
Bonjour, j'ai lu tout les commentaires et le rapport, félicitations pour votre site web. Voici mes commentaires sur le fameux rapport et la polémique qui s'en est suivie...

Je crois qu'il s'agit par beaucoup de cas, d'une interprétation des statistique, en regardant froidement les statistiques, il est facile d'en arriver à toutes sortes de conclusions...

Lorsque l'on parle de feminazie, il faut comprendre que l'on fait référence aux groupes féminins extrêmiste (et non pas à tout le mouvement féministe), celles qui veulent faire criminaliser la critique envers leur mouvement, celles qui veulent faire croire que tout les hommes sont des abuseurs et toutes les femmes des victimes. Il est trop facile de tomber dans la généralisation. Les féministes sensées, comprennent que l'égalité passe par la différence

Pour ce qui est du terme de "féminazie", il n'est aucunement question de faire un rapprochement avec les exterminations massives faites par les nazis, mais plutôt, de leur attitude intrensigeante envers un segment de la population. À entendre le discours des féministes, les hommes sont responsables de tous les maux. Personellement, je trouve le terme "féminazie" trop péjoratif, je crois que le terme "intégristes" serait beaucoup plus approprié. Car autant, les groupes musulmans intégristes de ce monde considèrent le monde occidental comme "Le Grand Satan" c'est-à-dire, responsable de toutes les injustices, inéquités, dépravité et sans oublier la répartition des richesses, il en est de même avec nos groupes féministes extrêmistes avec dans le rôle du "Grand Satan" les hommes.

La montée des groupes masculinistes représente une menace à ces intégristes parce qu'il représente le prémière critique organisée et le premier contrepoids sérieux depuis des années contre un mouvement qui a perdu contact avec la réalité de notre société.

Le but recherché par les groupes d'hommes et les féministes modérées, telle que Denise Bombardier, est d'éliminer le rapport de force malsain qui existe en ce moment entre les hommes et les femmes et de se dirriger vers un véritable dialogue et une véritable égalité entre hommes et femmes.

La journée "Gars show" de l'école La Ruche de Magog à été un très grand succès. Ce qui déplait souverainement aux groupes féministes. Mme Asselin croit que l'école La Ruche aurait dû se pencher sur l'égalité et inclure les filles. Quand à ConcertActions Femmes représentées par Mme Isabelle Guérard " Une journée comme celle-là va faire penser aux garçons que les filles sont responsables de leur décrochage, et aux filles, que les métiers présentés aux gars ne leur conviennent pas." Pourtant, le but de l'école La Ruche est d'essayer de contrer le décrochage scolaire qui est 2 fois plus élevé chez les garçons. Il n'est pas question de sexisme mais d'essayer de redonner goût au garçons d'étudier. Nous savons, que ce n'est pas cela qui va enrayer le décrochage, mais cela ce veut un bel effort, et une tentative louable pour essayer de diminuer le phénomène. A voir la polémique soulevée par l'évènement, il prendra beaucoup de courage à d'autres écoles de faire des efforts destinés aux garçons pour les empêcher de décrocher.

A entendre critiquer les groupes féministes, on pourrait croire qu'elles n'ont rien pourtant, les groupes féministes ont créé des bourses d'études réservées aux femmes seulement, des groupes de supports, elles ont la journée internationale de la femme, toutes sortes de subventions d'aide et de support, des millions de dollars sont investis chaque années dans le mouvement féministe rien ou presque pour les hommes. Nous ne voyons pas les groupes féministes sortir de leur gonds et crier à l'injustice parce que les hommes sont défavorisés. Au contraire, elles en réclament encore plus. Il est très mal venu de leur part de critiquer l'effort de l'école La Ruche car le problème du décrochage scolaire est criant chez les garçons.

Alors à Mesdames Boily et Proulx et Bouchard, il serait bien d'ôter vos oeillères. Je vous jure que le ridicule ne tue pas...Je vous cites dans votre rapport

La réussite scolaire comparée selon le sexe : catalyseur des discours masculinistes : " Nous soulignons notamment l'urgence pour les femmes de s'approprier le réseau Internet. De plus, une surveillance accrue des sites de propagande haineuse s'avère nécessaire pour évaluer la pertinence d'entamer des recours juridiques." Vous pouvez lire le reste sur http://www.swc-cfc.gc.ca/pubs/0662882857/200303_0662882857_2_f.html .

L'internet est de domaine public. Il n'appartient pas plus aux hommes qu'aux femmes ou à un groupe ethnique quelconque. L'internet obéit à des règles qui lui sont propre et il est particulièrement réfractaire à toute tentative de le museler. Le seul fait de suggérer de contrôler un domaine public montre combien les féministes intégristes sont assimilables, dans leurs actions, aux musulmans intégristes. C'est regrettable...Elles oublient dans leur rapport qu'il existe une différence physiologique entre un garçon et une fille. Il n'est nullement question de sexualité.

J'ai lu le rapport entièrement avec un étonnement grandissant. Combien de $ doit on dépenser pour en arriver à de telles inepties déconnectées de la réalité ?

En terminant, ce sont des actions comme celles de Mmes Boily, Proulx et Bouchard qui encourageront (je l'espère) Hommes et Femmes à unire leurs voix et dénoncer les intégristes et que quelque chose de sensé naisse de tout ce charabia...L'égalité, la vraie, autant pour les hommes que pour les femmes avec leur resemblances et leurs différences.

Tamy Vaillancourt
Représentante ANCQ Montérégie
450-633-0356
syltam6768@yahoo.com
Commentaires sur le rapport de recherche " la réussite scolaire comparée selon le sexe : catalyseur des discours masculinistes " écrit par Pierrette Bouchard, Isabelle Boily et Marie-Claude Proulx

Bonjour Yvon et félicitations pour la réponse qui remet la vision de ce dossier dans une plus juste perspective. Pour ma part, je trouve déconcertant que des sommes d'argent soient investies dans des recherches soi-disant scientifiques. Je dis " soi-disant " mais pas dans le sens où les auteures ont osé exprimer leur perception de la violence faite aux hommes. Car, elles ne peuvent pas prouver l'inexistence de la violence faite aux hommes. Elles ne font à ce sujet que lancer des boutades qui ne peuvent que confirmer une possibilité de mauvaise foi. En fait, je ne passerai pas toutes les parties de cette étude mais plutôt, j'amènerai une critique en quelques points de sa structure et de sa méthodologie; qui se retrouvent dans bon nombre d'écrits féministes que j'ai eu l'occasion de lire; ce qui ne veut point dire que je les aie tous lus, loin de là.

Une des particularités de l'étude de Bouchard, Boily et Proulx est le manque de rigueur au niveau des règles d'inférence. Par exemple, elles semblent avoir structuré leur " raisonnement " selon la règle suivante :
  • Elles ont tenté de prouver que les résultats scolaires ne dépendent pas du sexe.
  • Elles ont ensuite tenté de démontrer que malgré que la situation se soit améliorée dans le sens que le nombre de femmes sur le marché du travail et aux études supérieures ait augmenté considérablement, la situation est non seulement toujours TRÈS TRÈS TRÈS précaire, mais elle est menacée par le ressac hoministe, masculiniste, machiste etc., CE QUI SEMBLE ABOUTIR À LA NÉCESSITÉ D'UN AJOUT AU CODE CRIMINEL POUR LES DÉFENDRE... Elles devraient pourtant savoir que la loi s'applique à tous et que les attaques féministes pourraient subir le sort qu'elles souhaitent au groupes d'hommes !
Ainsi, dans les cinq premières parties de l'ouvrage, nous avons une description des variables, de la démarche de la recherche, de l'analyse du discours, etc. Par contre, la sixième partie et septième partie argumentant sur " les porte-parole " et sur " les silences et les limites du discours ", sont d'un ton entièrement différent. Pour utiliser une métaphore, les auteures seraient capable de faire le lien entre le phénomène du sida et le phénomène du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive tellement il y a une coupure qui ne s'explique pas par un lien logique. Par exemple, en quoi la difficulté d'apprentissage des jeunes garçons peut-elle avoir un rapport avec le fait que des groupes d'hommes se soient prononcés dans le cadre du projet de loi sur l'union civile ?

" Dans cette perspective, la position de certains groupes masculinistes face au projet de loi sur l'union civile ne surprend guère. " (Partie 7 : les silences et les limites du discours)

Or même si l'on suppose que les résultats scolaires sont plus une fonction de la richesse familiale ou de la profession des parents ou de l'origine ethnique, rien ne prouve que les groupes d'hommes les médias décriant le systèmes scolaire actuel n'aient pas raison dans leur perception. Par exemple, dans le rapport " L'enfance et la jeunesse à risque " (Statistique Canada), Yves Gingras et al. affirment :

" Les conclusions de l'Enquête auprès des finissants de 1991 démontrent que les personnes qui décrochent sont surtout de sexe masculin "deux sur trois d'entre eux sont des jeunes hommes" et il est plus que probable qu'ils vivent dans une famille monoparentale ou même sans parent du tout. Le niveau de scolarité des parents, leur situation socioéconomique et leur attitude face à l'éducation influencent également la probabilité que leurs enfants terminent leurs études secondaires. Quand elles sont à l'école, les personnes qui décrochent obtiennent typiquement des notes plus basses que la moyenne, tirent une moins grande satisfaction de leurs études et sont moins aptes à participer aux activités scolaires. Les jeunes autochtones, les jeunes qui ont un handicap et les jeunes qui passent un nombre excessif d'heures à travailler quand ils sont aux études sont plus que les autres susceptibles de décrocher. "

Il est curieux que ce fait pourtant si simple, 2 sur 3, que j'ai trouvé avec une toute petite recherche sur le site de Statistique Canada n'ait pas été soulevé. Il s'agit quand même d'une différence significative qui demanderait à être expliquée scientifiquement. Non au contraire, les efforts sont mis afin de minimiser les écarts au point que les auteures insinuent que les groupes d'hommes se servent de la théorie des vases communicants pour devenir eux-mêmes victimes. Encore une fois, il suffit d'un peu de logique pour démontrer qu'ils n'ont pas tort. Dans le cadre de ressources limitées, " R " quantités allouées entre " X " et " Y " donne R = X + Y et par conséquent, X = R - Y ou Y = R - X mais ce qu'on donne à X on ne peut le donner à Y ; et vice versa. Est-ce si dur à saisir pour ces chercheures ? Et le financement des maisons pour femmes battues n'est-il pas un bel exemple de la théorie des vases communicants ? Eh bien, à l'école, ce n'est pas différent. Les ressources sont limitées.

Et dans " le thème de la violence ", elles osent mentionner : " Le discours masculiniste se caractérise par son absence marquée de contextualisation. " On tire à tout azimut, sur tout ce qui bouge et qui est masculin ! Pourtant, le sujet est loin d'être dénué de tout intérêt. Mais parlons de leur fameuse contextualisation. Prenons leur exemple du fameux revenu d'emploi. Leur prétention est de " victimiser " les femmes parce qu'elles gagnent moins que les hommes et donc... elles sont discriminées ! Et pour montrer cette ignominie à face de tous les mâles de la planète, elles affichent un tableau qui circule allègrement dans tous les bons cercles féministes :

Tableau 24 : Les gains moyens selon le sexe et le régime de travail (en dollars constants de 1999)

Année

Ensemble des travailleurs
Ratio des gains %

Hommes

Femmes

1990
20 318 33 997

59,8

61,5

63,8

64,3

62,2

65,0

64,6

63,4

64,4

64,1

1991
20 320 33 054

1992
21 016 32 930

1993
20 770 32 316

1994
20 984 33 748

1995
21 449 32 988

1996
21 244 32 901

1997
21 380 33 700

1998
22 384 34 769

1999
22 535 35 169

Notes: Les données antérieures à l'année 1996 proviennent de l'Enquête sur les finances des consommateurs (EFC). À partir de 1996, elles proviennent de l'Enquête sur la dynamique du travail et du revenu (EDTR). Dernières modifications apportées le 25 octobre 2001. Source : Statistique Canada, Division de la statistique du revenu.

Maintenant, si nous allons chercher le pourcentage de temps travaillé par les femmes à des activités productives monétaires en fonction du temps travaillé par les hommes, il est d'environ 65%. Donc, ce n'est pas discriminatoire que la proportion du revenu soit aussi de 65%. Les chercheures ne mentionnent curieusement pas les mêmes résultats ! Elles translatent plutôt l'épée de la discrimination sur le phénomène de temps partiel, etc. etc. etc. Finalement, elles ajoutent que même si les femmes sont devenues majoritaires au niveau des études supérieures, les avantages ne paraissent pas sur le plan social.

Pourtant, il suffit d'extraire quelques statistiques toutes simples pour constater que la condition des femmes, lorsqu'elles se marient (ou même lorsqu'elles sont en union de fait avec enfants), est de loin supérieure à celle des hommes; le mariage ou l'union de fait étant un fait social très important. En effet, au Québec, 8 divorces sur 10 sont demandés par les femmes ou par les deux membres du couple et il y a deux fois plus de femmes qui initient seules le divorce que d'hommes qui l'initient seuls.

Pourquoi ? Dans 60% des divorces, la femme ne supporte aucun coût ou presque parce qu'elle est représentée par la Commission des services juridiques alors que l'homme doit assumer tous les frais. Dans les 34% des divorces où la femme ne peut être représentée par ladite Commission, l'homme se fait imposer ce que l'on appelle des " provisions pour frais " ou une " prestation compensatoire " qui vient payer les frais de divorce de la femme. Et finalement, 95% des pensions alimentaires gérées par le Ministère du Revenu du Québec sont payées par des hommes. L'homme subit ici une réelle discrimination car même si les chercheures ricanent de ce que les hommes se plaignent des tribunaux, nos 4 ans d'expérience dans l'Action des nouvelles du Québec nous démontrent, preuves à l'appui, de la partialité de ces tribunaux. J'ai même déjà pris le temps d'auditionner tous les enregistrements du procès d'un de nos membres durant lequel nous entendons clairement son ex-épouse s'exprimer comme si elle allait mourir...

Mais ce qui n'est surtout pas crié sur les toits, c'est que ce qui permet aux femmes de bénéficier de ces traitements partiaux, c'est l'effet conjugué de l'attribution systématique de la garde exclusive des enfants (à 80%) et de la possibilité pour les femmes divorcées de CHOISIR leur offre de travail tandis que l'homme est maintenu à temps plein par les tribunaux sur le marché du travail jusqu'à un âge avancé pour permettre à ces dames de faire leur choix; FAIT QUI EST REPRIS ENSUITE POUR AFFIRMER UNE VICTIMISATION. Hier encore, mon collègue est venu me dire qu'il s'attendait à la visite de l'huissier parce que son ex-femme désirait travailler une journée par semaine plutôt que trois ! Alors quand elles nous reprochent notre absence de contextualisation, je crois que le " singe se trouve encore sur leur épaule ".

Il y a donc des éléments à corriger chez les hommes comme chez les femmes et la pauvreté des études féministes consistent à tenter de modéliser des structures sociales en ne considérant qu'une partie des variables. Or tout bon économètre vous dira qu'un modèle n'est jamais valide s'il manque des variables. Ce n'est donc pas une analyse scientifique. Et dire que nos impôts paient cette propagande !

Pierre Grimbert
Économiste
Cher monsieur Dallaire,

J'ai lu attentivement votre réponse adressée à Mesdames Bouchard, Boily et Proulx. J'ai consulté le site auquel vous nous référez. Non seulement j'abonde en votre sens mais, en tant que femme, j'ose en ajouter.

A Greenwich Village (N.Y.) en 1968, je participais à un défilé féministe. Du haut de mes vingt ans, je revendiquais, l'autonomie et la liberté d'expression et le droit d'avoir accès aux études et au marché du travail. Aujourd'hui, 35 ans plus tard, monte en moi une grande déception. Je ne me reconnais plus du tout dans le discours féministe dominant.

Les bases du mouvement féministe n'offraient pas un credo de luttes intestines et haineuses contre l'autre moitié de l'humanité à savoir les hommes. Je suis déçue de la tournure qu'a pris ce mouvement. Je constate que des subventions sont accordées pour discréditer et créer la haine entre les sexes. Les extrémistes en sont presque rendues à dire " Mesdames, sortez dans la rue et brandissez vos pancartes ayant pour thème à bas les hommes !. Demandez à votre mère, à votre soeur, à votre voisine de dénoncer le mâle qui vit à ses côtés ! " C'est exactement ce que je ressens à travers les défilés de mots, d'attaques et de pensées obscures véhiculées par certaines féministes.

M. Dallaire vous a démontré, avec preuves à l'appui, que vos énoncés ne tenaient pas la route. De tous ses bouquins, nous y décelons l'invitation à mieux nous connaître afin de vivre notre quotidien en relation avec l'autre et ce avec nos différences.

La réponse qu'il vous a faite démontre que le mouvement féministe brûle des feux rouges. Ce mouvement a dépassé les bornes. Certaines d'entre vous poussent le ridicule jusqu'à demander une loi pour mettre en arrière des barreaux toute personne qui n'acquiesce pas à votre discours!

Je vous signale que mon credo en est un de " gros bon sens " et dans vos recherches, je découvre que ce ne sont que des universitaires qui évoquent des circonstances, qui pèsent et soupèsent des statistiques. La question que je vous pose : Où sont les femmes de milieux moins instruits ? Celles qui chaque jour assument leur vie, éduquent leurs enfants et aiment leur conjoint ! Madame tout le monde quoi ?

Votre pensée, votre philosophie, vos écrits nous dictent-ils la réalité? Où est-ce à travers vos études et vos doctorats que vous nous transmettez la couleur de votre prisme déformé ?

Ces sommes subventionnées pour allumer la haine entre sexes, n'est-ce pas alarmant que de lancer de tels propos payés à même nos taxes en plus de susciter et développer l'incapacité de vivre ensemble?

Je représente et milite pour les nouvelles conjointes du Québec. A travers cette démarche, j'ai plongé davantage dans la vie de ces femmes de tous les jours. Au grand dam, j'ai vite réalisé que les accusations que vous portez à l'encontre des hommes ne sont pas nécessairement fondées. Pour cause :

1. Nous ne vivons pas dans les pays du tiers monde;
2. Au Québec, nous sommes des privilégiées. Il s'agit de vouloir, et nous obtenons rapidement accès aux programmes sociaux et d'éducation ;
3. Une femme en difficultés au Québec reçoit aide, soutien. Dans les premières 24 heures une panoplie de professionnels sont à son chevet.
4. Puis-je en dire autant pour les hommes? Qu'est-ce que la justice pour tous ? Pouvez-vous m'en dire autant pour un homme en détresse?

Vous décrivez les mouvements masculins comme attaquant. Il y a loin de la coupe aux lèvres. Je suis régulièrement en contact avec ces mouvements d'hommes. Certes ils évoquent " l'attitude des femmes " qui les montrent du doigt comme des bêtes à abattre. Pourquoi, n'auraient-ils pas le droit de répondre à vos attaques ou du moins signifier qu'ils veulent prendre leur place et qu'ils existent. Pourquoi ne pas leur donner l'occasion de s'exprimer? Ne sommes nous pas dans une société démocratique?

Quelles auraient été votre réaction si aucun mouvement d'hommes ne se serait pointé à l'horizon ? Qu'aucun écrit masculin ne serait venu teinter votre vision des choses ? Vous auriez été les premières à dire que ce sont des irresponsables, des lâches et pourquoi pas des moumounes puisqu'ils ne viennent pas vous démontrer qu'ils ont eux aussi droit à leur part dans la société et que leur perception est différente.

Ce qui me lasse, c'est que vous donnez le senti qu'il y a uniquement " place aux femmes " dans les revendications et les besoins. Pourquoi ne pas avoir une vue plus élargie ?

Nous sommes en 2003, allons-nous laisser la place à nos conjoints, nos fils, nos pères, nos voisins et nos frères, à se positionner dans notre société, à reconnaître, comme NOUS, nos torts, nos désespoirs, nos rêves et leur droit à la vie, à la paternité, à l'amour de leur mère, de leur femme etc. ?

Lise Bilodeau,
Présidente fondatrice de l'Action des nouvelles conjointes du Québec

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